Projet 42

Serait-ce la folie du confinement qui, enfin, se présente et parle à travers moi ?

Ou tout simplement, une envie qui dormait au plus profond de moi ces dernières années et qui a enfin trouvé le chemin vers la lumière ? Je pencherai plutôt pour cette dernière explication.

Comme dit sur mon quatrième billet sur le confinement, écrire a longtemps été une passion. Surtout étant adolescente, j’ai beaucoup écrit, pour moi-même ou avec d’autres. Durant des cours barbants (oui, avant de rager sur ses enfants parce qu’ils le font, soyez honnête avec vous-même, vous aussi vous avez eu des cours aussi mornes – voir plus – que la pluie et vous cherchiez à vous évader), moi et des copines, nous nous passions des feuilles, où chacune écrivait à tour de rôle, une ligne, un dialogue ou un paragraphe d’une histoire commune. Même qu’une fois, l’un de nos professeurs nous a pris la main dans le sac et nous a confisqué la feuille. Je me souviens encore du désespoir qui nous a alors gagné, mon amie et moi. Non pas parce qu’on s’est dit qu’on ne récupérerait jamais cette pièce de notre fiction, mais parce qu’en retournant devant la classe, le professeur la lisait. Et pendant une longue et interminable fraction de seconde, j’ai cru qu’il allait la lire à haute voix. 

Aujourd’hui, à 30 ans, cela m’amuserait de voir quelqu’un lire une feuille d’histoire que j’écris après me l’avoir arrachée des mains (et m’énerver un peu aussi pour tant d’impolitesse). Mais à l’époque, j’étais très introvertie et avec ça, j’étais bien le vilain canard de la classe. Bref, j’étais bien assez malmenée pour qu’on ajoute de l’eau au moulin des membres moqueurs de ma classe. Mais non. Notre professeur n’en a rien fait. Il est resté face à la classe, la feuille toujours devant les yeux, les plus observateurs des détracteurs très attentifs et en impatience et… 

Il a souri, a  posé la feuille sur son bureau et a repris son cours. Même encore maintenant, je lui en suis reconnaissante. Merci. Merci de ne pas avoir prolongé mon mal-être d’ado, merci de nous avoir rendu la feuille en fin de cours avec un clin d’oeil et une petite note dans la marge ; nous invitant à poursuivre notre occupation durant les heures d’étude, mais plus dans son cours. 

Une anecdote pour dire que je me lance un défi. Un défi qui n’est pas sans rappeler le Projet Bradbury de Neil Jomunsi, challenge qu’il s’est lancé à lui-même en 2013 suite à une conférence donnée en 2001 par Monsieur Ray Bradbury en personne.

Je vous laisse le lien vers son bilan, c’est un projet que j’avais découvert en cours de route et qui m’avait beaucoup inspiré à l’époque.

Mais, je n’étais pas encore dans la bonne période pour relever le défi. J’ai pourtant essayé. Mais ma tentative ressembla plutôt à un coureur de marathon qui, au coup de feu du départ, se foule la cheville et est évacué sur un brancard. Pas très glorieux, avouons-le ^^

Début janvier, je m’étais lancé le défi d’écrire plus d’article que 2019. Chose faite, j’ai plus que doublé le nombre d’article, en même temps avec juste deux trucs écrit en suçant bien mon énergie jusqu’à la moelle, ce n’était pas très compliqué. 

Mais, je suis bien contente d’être au stade où poser des mots sur une feuille est devenu quelque chose de très simple, naturel même. Du coup, dans la même optique et motivée par les deux nouvelles déjà présentes dans la catégorie Boudoir, je me lance le défi d’écrire 42 nouvelles. D’où le nom : Projet 42. 

Si vous avez lu l’article que j’ai partagé de Neil, vous allez me dire : « Oui, mais Ange, lui il en a écrit 52. Et une par semaine ! » Et vous avez tout à fait raison ! « Alors pourquoi 42 ? » 

Hum, déjà, parce que c’est la réponse à l’univers, et ensuite parce que je trouvais que cela faisait un bon titre. Oui, ça ressemble aussi au nom du blog de Monsieur Jomunsi. Voyez-y du fanservice, moi je vois plutôt un partage de référence commune. Et puis, j’ai l’envie d’écrire une nouvelle dont le titre serait justement 42. 

J’ai également dressé – avant de me lancer le défi – une liste de titre potentiellement exploitable pour développer une histoire. C’est de cette liste qu’est né “Le mal invisible”. 

A l’heure d’écrire ces lignes, j’ai donc deux nouvelles qui entrent dans le projet et qui ont également reçues leur hashtag numératif. En ce moment même, j’en ai une qui est en cours d’écriture et qui s’intitule Popcorn. 

Je tâcherai de lister ci-dessous la liste des nouvelles écrites pour ce projet 42 et m’engage à la mettre le plus à jour possible : 

#01 Deux barres

#02 Le mal invisible

#03 Popcorn

#04 Ne provoque jamais la sorcière

#05 Suspension

#06 Au souvenir de notre dernier baiser

#07 Ocytocine

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