“Les dessins animés, c’est pour les enfants”… Et bien, pas vraiment – Partie 1

Combien de fois ai-je entendu cet argument dans la bouche de personnes à qui je confiais adorer les dessins animés, et ce, “malgré mon âge”. Remarque suivie généralement de “oui, mais tu en regardes parce que tu as des enfants” ? 

Et pourtant, si je vous disais : les dessins animés s’adressent autant aux adultes qu’aux enfants, me croiriez-vous ? Non ? Alors, laissez-moi vous en parler.

Qu’est-ce qu’un dessin animé ?

D’après Wikipédia :

“ Réalisé sur différents supports (papier, carton, verre, cello, ordinateur…), un dessin animé est un film d’animation consistant à communiquer aux spectateurs l’illusion du mouvement de personnages ou d’objets en enregistrant image par image une suite de dessins représentant les différentes phases de mouvement. 

Le terme exclut les animations non dessinées (animation en volume, pixilation, animation de pâte à modeler). Par métonymie, ce terme désigne aussi les séries d’animations et les films d’animations en tant que tels.

Au Japon, un style particulier de films animés, inspiré des manga, s’est développé et est regroupé sous le terme anime [lisez “animé”].

Le dessin animé est surtout connu pour son succès auprès des enfants, même si une grande part ne s’adresse pas qu’à eux.”

Même Wikipédia est d’accord avec moi.

Comment c’est fait ?

Bah des dessins différents les uns après les autres et voilà. Non ?”

C’est presque ça, oui.

Les prémices des dessins animés, nous la devons à Émile Reynaud, en 1892, avec ses pantomimes lumineuses projetées au musée Grévin avec son théâtre optique. Tout cela 3 ans avant les Frères Lumière.

Il existe bien d’autres techniques pour produire un dessin en mouvement, comme : le folioscope, le zootrope et le praxinoscope pour ne citer qu’eux.

Au fil des années, les techniques évoluent pour dévoiler les premiers dessins animés cinématographiques, sans son ni couleur.  Celui que l’on considère comme le tout premier fut Fantasmagorie, de Emile Cohl (1908). Il fut le premier à considérer qu’une image correspond à une feuille de papier (d’où le image/seconde). Le système pellicule était né.

Ensuite, arriva un gars sorti de nul part, dont le père dirigeait une entreprise de diffusion de journaux, un certain Walter Disney et sa souris sur un bateau ( Steamboat Willie), en 1928, c’est le premier dessin animé avec son synchronisé.

Et si, maintenant, je vous parlais de la technique utilisée pour produire le premier long-métrage de Disney ? La rotoscopie.

En 1937 sort « Blanche-Neige et les Sept Nains« , présenté pour sa première au Carthay Circle Theater d’Hollywood et obtient une “standing ovation” de la part du public. Et pour cause, il s’agit d’une prouesse technique pour l’époque. 

Plus haut, avec Fantasmagorie, j’introduisais le concept d’image par feuille de papier. Ces mêmes feuilles de papier étaient utilisées pour chaque oeuvre animée (court métrage de fiction et à objectif publicitaire). Ces feuilles ont un format de 24×30. Seulement, pour produire Blanche-Neige, les animateurs furent confrontés à un problème technique : réunir la princesse, les 7 nains, une cinquantaine d’animaux et les décors. Je vous rassure, tout ce petit monde n’est pas regroupé sur une seule feuille (merci pour les animateurs !) mais sur plusieurs couches (décor, layout et cellulos).  Je ne vais pas tout vous décrire pour comprendre tout l’enjeu.  Je vous invite plutôt à visiter  la page Wikipédia de Blanche-Neige.

Pour en revenir à la rotoscopie, en clair, c’est reproduire les mouvements d’un être vivant sur papier. Pas encore assez clair ? Peut-être que les vidéos suivantes vous aideront à appréhender un peu plus la méthode de la rotoscopie.

Mon petit préféré dans le genre, reste celui pour La Petite Sirène :

Pour la suite de l’évolution de l’industrie, vous le savez sans doute, nous sommes passés du dessin sur papier à la technique d’animation sur ordinateur. Et c’est ce que nous voyons quotidiennement en ce moment. 

Plus de facilité ? Non, pas du tout. L’étape du dessin papier reste primordiale et obligatoire. Avant de passer à la réalisation 3D, les réalisateurs passent par la recherche artistique. Cela groupe la recherche de décor et l’esthétique des personnages.

Ensuite pour l’animation 3D, c’est toute une prouesse de manipulation :

Voilà une introduction bien longue qui parle essentiellement de la technique. Dans la seconde partie, j’attaque le fond plutôt que la forme de cet art !

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